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Voyager avec un concentrateur d’oxygène portatif

8 min de lectureSources vérifiées le

Les règles des compagnies aériennes et des gouvernements changent. Vérifiez les règles en vigueur de votre compagnie aérienne avant de partir.

En bref

N’arrivez pas à l’aéroport avec un concentrateur d’oxygène portatif en présumant qu’une ordonnance suffit. Le transporteur a besoin de la marque et du modèle, peut exiger une autorisation médicale et fixe sa propre exigence d’autonomie. Confirmez tout cela avant de payer un billet non remboursable.

Un concentrateur d’oxygène portatif n’est pas une bouteille d’oxygène comprimé : les transporteurs et les organismes de réglementation traitent les deux différemment. L’essentiel du travail se fait avant de payer le billet. Il faut faire confirmer l’appareil exact par chaque transporteur exploitant, obtenir l’autorisation médicale s’il y a lieu et prévoir l’autonomie des piles pour tout le déplacement, et non pour la durée de vol prévue.

Portée : Préparation pratique pour les personnes qui voyagent avec un concentrateur d’oxygène portatif. Le contrôle de sûreté canadien et un exemple d’Air Canada sont désignés comme tels, et les règles d’acceptation américaines le sont séparément. Il s’agit d’information de voyage, pas d’un avis médical.

Fait partie de : Voyager avec du matériel médical, Voyager avec un handicap

Ce qui varie selon la compagnie aérienne

  • Les modèles de concentrateur que le transporteur accepte
  • L’obligation d’obtenir une autorisation médicale, et le délai pour le faire
  • L’autonomie de piles exigée pour l’ensemble de l’itinéraire
  • La possibilité d’utiliser l’appareil à toutes les phases du vol
  • Le fait que le concentrateur compte ou non dans l’allocation de bagage de cabine

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

Prévoyez tout le déplacement, pas la durée du vol

Si vous avez besoin d’oxygène en continu, le plan doit couvrir l’embarquement, le roulage, un retard, une correspondance manquée et le trajet entre la porte d’arrivée et votre hébergement. Tout cela consomme de l’autonomie, et rien de tout cela ne figure sur le billet.

Calculez le temps total entre le départ de la maison et l’arrivée à destination, puis ajoutez la réserve exigée par le transporteur. Un plan bâti sur la seule durée de vol prévue ne laisse rien pour les parties de la journée qui prennent du retard.

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

Commencez par la personne qui suit votre ordonnance

La pression en cabine peut être plus basse qu’au sol, alors le réglage que vous utilisez habituellement n’est pas nécessairement celui que votre médecin recommandera pour un vol. Posez la question avant de réserver, parce que la réponse peut changer l’itinéraire réaliste pour vous.

FlyingWith ne peut pas déterminer si vous êtes apte à voyager ni choisir un débit. Cette décision revient à la personne qui suit votre ordonnance d’oxygène.

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

Les questions à poser au transporteur exploitant

Un billet peut porter le nom d’une compagnie alors qu’une autre exploite l’appareil. Ce sont les règles du transporteur exploitant qui s’appliquent à l’aéroport : posez donc la question à chacun séparément. Donnez au service d’accessibilité ou médical la marque et le modèle exacts, le type de débit (continu ou pulsé), les moments où vous comptez utiliser l’appareil et le nombre de wattheures de chaque pile.

Liste de vérification

  1. Cette marque et ce modèle exacts sont-ils acceptés sur tous les vols de l’itinéraire ?
  2. Un formulaire médical est-il exigé, et pour quelle date ?
  3. Comment l’autorisation sera-t-elle inscrite au dossier, et puis-je en obtenir une confirmation écrite ?
  4. Quelle autonomie de piles est exigée pour l’itinéraire complet ?
  5. L’appareil peut-il fonctionner au roulage, au décollage, en croisière et à l’atterrissage ?
  6. Le concentrateur compte-t-il dans l’allocation de bagage de cabine ?
  7. Où l’appareil doit-il être placé au décollage et à l’atterrissage ?

Règles officielles : Air Canada

Air Canada : autorisation médicale et réserve de piles

Air Canada indique actuellement qu’une personne qui utilisera un concentrateur d’oxygène personnel à bord doit obtenir une autorisation médicale au préalable et disposer d’une autonomie équivalant à une fois et demie la durée totale du déplacement. Sa page précise aussi que les prises de courant à bord ne peuvent pas servir à alimenter un appareil médical.

Il s’agit d’une exigence d’Air Canada, qui peut changer. Elle ne dit rien des autres transporteurs : un autre pourrait demander un préavis plus long, un formulaire différent ou une autre réserve.

Règles officielles : États-Unis

États-Unis : les concentrateurs acceptés

Pour les vols visés par les règles américaines, un concentrateur accepté doit répondre aux critères d’acceptation de la Federal Aviation Administration ou faire partie des modèles plus anciens énumérés dans le règlement. Les appareils récents qui répondent aux critères portent une mention rouge du fabricant qui le confirme.

Vérifiez l’étiquette de l’appareil que vous emporterez réellement, et pas seulement le nom du modèle sur un reçu de location. Bon à savoir : une entreprise de location peut fournir une version différente d’un même modèle, et c’est l’étiquette que le personnel lit à la porte d’embarquement.

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

Les piles et ce que le transporteur doit voir

Gardez avec vous le concentrateur, les accessoires essentiels et les piles de rechange. Ne mettez pas dans un bagage enregistré l’équipement dont vous avez besoin pendant le trajet. Protégez chaque pile de rechange contre les dommages et les courts-circuits, avec son étui d’origine, une pochette de protection distincte ou des bornes recouvertes, et ne voyagez pas avec une pile gonflée, endommagée ou visée par un rappel.

Cherchez l’indication en wattheures sur chaque pile au lithium et communiquez avec le fabricant avant de partir si elle manque. Les limites applicables aux piles dépendent de l’appareil, du type de pile, de l’itinéraire et du transporteur exploitant. Donnez au transporteur les spécifications de chaque pile et obtenez toute autorisation exigée. Ne présumez pas qu’une exception prévue pour la pile d’une aide à la mobilité s’applique à un concentrateur d’oxygène portatif.

Emportez le bloc d’alimentation, le câble de recharge, la canule, toute rallonge approuvée et une courte feuille d’instructions écrite. Si l’appareil a un humidificateur amovible, demandez au transporteur et à l’organisme de contrôle comment il doit être vidé et emballé.

Ne comptez pas sur une prise de courant au siège. Il peut ne pas y en avoir, elle peut ne pas fonctionner, être coupée pendant une partie du vol ou ne pas convenir à un appareil médical. Votre plan d’autonomie doit tenir même si la prise ne s’allume jamais.

Règles officielles : Canada

Canada : le contrôle de sûreté

Dans un aéroport canadien, l’ACSTA inclut les concentrateurs d’oxygène personnels parmi les appareils médicaux autorisés. Le matériel médical peut faire l’objet d’un contrôle supplémentaire, dont un prélèvement pour la détection de traces d’explosifs.

Dites à l’agent de contrôle, avant le début du processus, si l’appareil ne peut pas être débranché ou soumis à une méthode de contrôle précise. Arriver assez tôt pour régler une question de documents sans rater le vol fait partie du plan, ce n’est pas une précaution facultative.

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

À la porte d’embarquement et à bord

À la porte, confirmez que l’équipage a bien reçu la note médicale et que le siège attribué convient à l’appareil. Gardez l’appareil et la tubulure dégagés de l’allée, d’une issue et du passage des autres personnes, et placez le concentrateur là où l’équipage vous l’indique.

Prévenez rapidement un agent de bord si l’appareil émet une alarme, si une pile surchauffe ou si votre état change. Une pile qui devient chaude, qui gonfle, qui fume ou qui dégage une odeur inhabituelle est un problème de sécurité immédiat.

Bon à savoir : si un retard commence, regardez tôt l’autonomie qu’il vous reste plutôt que d’attendre que la dernière pile soit presque vide. Demandez au personnel d’accessibilité du transporteur ce qu’il propose pour recharger en sécurité ou pour vous replacer sur un autre vol, et ne branchez pas l’appareil sans confirmation du transporteur.

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

Aide-mémoire

Liste de vérification

  1. Faire confirmer l’aptitude au vol et le réglage prescrit à bord par votre médecin
  2. Faire valider le modèle exact de l’appareil par chaque transporteur exploitant
  3. Remplir le processus d’autorisation médicale du transporteur avant l’échéance
  4. Emporter la confirmation écrite de l’autorisation
  5. Calculer l’autonomie pour tout le trajet, plus la réserve exigée par le transporteur
  6. Vérifier l’indication en wattheures et l’état de chaque pile
  7. Protéger les bornes des piles de rechange et les garder en bagage de cabine
  8. Apporter le bloc d’alimentation, les câbles, la canule et les instructions de base
  9. Arriver tôt et reconfirmer la demande à la porte d’embarquement
  10. Garder l’appareil et la tubulure hors des allées et des issues

Conseil général : s’applique peu importe où vous voyagez

Prochaine étape

Avant de réserver, ouvrez la page sur le matériel médical du transporteur qui exploitera chaque vol et cherchez-y le modèle exact de votre concentrateur.

Sources officielles

Les règles et les montants changent. Avant de vous fier à ce qui est indiqué comme une règle officielle, consultez la source. Voici les pages officielles que nous avons utilisées.

Prochaine étape

Voyager avec du matériel médical